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Émission 823 - 1 THESSALONICIENS 1:1 - 1:3

Diffusé le 19 février 2015 - ::

Chapitre 1

Verset 1

Lorsque la navette spatiale américaine revient sur terre et traverse notre atmosphère, le frottement avec l'air génère une chaleur considérable qui désintégrerait la fusée si elle n'était pas protégée par une carapace. Le scientifique qui l'a conçue est croyant, et un jour il a fait la remarque intrigante suivante :

Avez-vous remarqué que l'univers est divisé en triades ? Vous et moi vivons dans un monde matériel qui se compose du temps, de l'espace et de la matière. Pouvez-vous penser à un quatrième élément ?

Moi, avec mes petites connaissances de physique, je me suis tout de suite remémoré la théorie de la relativité et la fameuse formule d'Einstein : E = MC2 . L'énergie est le produit de la masse d'un objet par la vitesse de la lumière à la puissance deux. Mais ça n'ajoute aucun élément nouveau parce que d'une part, la vitesse ne fait qu'exprimer une relation entre le temps et une distance, c'est-à-dire un espace, et d'autre part, l'énergie est assimilable à la masse. Ce scientifique a continué son exposé :

Le temps lui-même est divisé en trois parties : le passé, le présent et l'avenir ; pouvez-vous penser à une quatrième ? L'espace comprend trois dimensions : la longueur, la largeur et la hauteur, ou la profondeur. On parle bien d'une quatrième dimension, mais elle ne se trouve pas dans l'univers matériel. Vous voyez, a-t-il conclu, nous habitons un univers qui est construit sur des triades.

En réalité ça n'a rien d'étonnant puisque le constructeur, le Créateur est lui-même une Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Verset 2

Je continue maintenant à lire dans le premier chapitre de la première lettre de l'apôtre Paul aux Thessaloniciens.

Nous (Paul, Silvain et Timothée) exprimons constamment notre reconnaissance à Dieu au sujet de vous tous lorsque, dans nos prières, nous faisons mention de vous (1 Thessaloniciens 1.2).

Cette épître comprend trois prières (1 Thessaloniciens 1.2-3 ; 3.11-3 ; 5.23-24). Paul et ses compagnons intercédaient régulièrement pour tous les croyants qu'ils connaissaient personnellement et en plus, l'apôtre prie quotidiennement pour les Églises qu'il avait fondées ; sa liste devait être impressionnante. Ici, il remercie Dieu pour plusieurs raisons, la principale étant que les Thessaloniciens formaient une assemblée modèle, et cela, malgré les différents problèmes qui existaient et que Paul va aborder.

Verset 3

Je continue avec une affirmation concernant les membres de cette Église et qui est tout à fait remarquable.

Nous nous rappelons sans cesse, votre foi agissante, votre amour actif, et votre ferme espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus-Christ et que vous vivez devant Dieu (1 Thessaloniciens 1.3 ; SEM autre traduction).

Ce verset contient les trois vertus fondamentales de la vie du chrétien, trois attitudes spirituelles que Paul cite souvent ensemble. Ainsi, vers la fin de cette épître, il dit :

Nous qui sommes enfants du jour, soyons sobres : revêtons-nous de la cuirasse de la foi et de l'amour, et mettons le casque de l'espérance du salut (1 Thessaloniciens 5.8 ; comparez Romains 5.2-5).

Et aux Corinthiens, l'apôtre écrit que ces trois vertus surpassent les autres. Je lis le passage :

En somme, trois choses demeurent : la foi, l'espérance et l'amour, mais la plus grande d'entre elles, c'est l'amour (1 Corinthiens 13.13 ; comparez Galates 5.5-6).

Paul commence sa lettre aux Thessaloniciens un peu comme celle aux Colossiens où il écrit :

Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu. Cette foi et cet amour se fondent sur ce qui fait votre espérance et que Dieu vous réserve dans les cieux (Colossiens 1.4-5 ; comparez Hébreux 6.10-12).

J'ai déjà dit que notre univers était construit sur des triades, mais l'importance du chiffre trois est aussi attestée par les Écritures. Par exemple dans cette épître, l'apôtre décrit l'homme comme étant lui aussi une triade. Dans sa dernière prière pour les Thessaloniciens, il dit :

Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu'il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.23).

Il existe bien d'autres exemples de l'importance du chiffre trois tout au long des Textes sacrés. Ainsi, dans le livre de la Genèse, seuls trois fils d'Adam et Ève sont mentionnés : Caïn, Abel et Seth ; pourtant, il est certain qu'ils en ont eu beaucoup plus puisqu'ils ont vécu très longtemps et commencé la race humaine. Je lis un passage :

Adam était âgé de 130 ans quand il eut un fils pour être celui qui lui ressemble, son image. Il lui donna le nom de Seth. Après cela, Adam vécut encore 800 ans et il eut d'autres enfants. Il mourut à l'âge de 930 ans (Genèse 5.3-5).

Dans le verset qui nous occupe, Paul mentionne les trois vertus chrétiennes principales qui devraient constituer la biographie de tout croyant et la substantifique moelle de la vie chrétienne.

On peut aussi les situer dans le temps. La foi agissante a commencé dans le passé, l'amour actif est dans le présent et la ferme espérance concerne le futur. Même si ce découpage est quelque peu arbitraire, il permet de créer des catégories qui s'appliquent à la vie du croyant depuis qu'il a placé sa confiance en Jésus-Christ. En effet, les mots foi, amour et espérance sont abstraits, des termes qui feraient un bon sujet d'examen à caractère philosophique et ce sont même des fourre-tout dans lesquels chacun peut mettre ce que bon lui semble. Alors, comment donner des qualités concrètes à des concepts abstraits ?

L'apôtre Paul prend ces mots qui décrivent un pays merveilleux quelque part hors de notre portée, et les amène là où nous vivons, dans nos maisons, sur nos lieux de travail, sur la place du marché, sur les trottoirs que nous arpentons, et partout où nous sommes seul ou avec les autres. En citant ces trois vertus, Paul distingue trois étapes dans la vie des Thessaloniciens qui dans leur grande majorité étaient issus du paganisme pur et dur de l'époque. Leur action passée d'abandonner les idoles a été la démonstration d'une foi agissante qui continue à porter des fruits. Seulement, ils ne pouvaient pas simplement se détourner des fausses divinités, il fallait bien qu'ils les remplacent par autre chose sinon ils auraient couru le risque de retourner à leur ancienne façon de vivre.

Alors, dit Paul, ils se sont mis à servir le Dieu vivant et vrai . Cet amour en action est un présent continuel, tandis qu’ attendre du ciel son Fils Jésus est l'espérance d'un futur radieux. Une des caractéristiques de l'homo sapiens par rapport aux animaux est qu'il ne peut vraiment profiter de son présent que s'il croit que son avenir est désirable. Aucun singe ne se soucie du sens de la vie ou du lendemain, mais l'homme oui. À la fin de ce premier chapitre, Paul répète mais en termes plus concrets la foi agissante, l'amour en action et la ferme espérance des croyants de Thessalonique quand il dit :

On raconte comment vous vous êtes tournés vers Dieu en vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre que revienne du ciel son Fils qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient (1 Thessaloniciens 1.9-10).

L'expression foi agissante, littéralement œuvre de foi est quelque peu surprenante parce que dans l'Épître aux Éphésiens, l'apôtre dit :

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est un don de Dieu ; ce n'est pas le fruit d'œuvres que vous auriez accomplies. Personne n'a donc de raison de se vanter (Éphésiens 2.8-9).

Certains ont mis en opposition ces paroles de Paul et celles de l'apôtre Jacques parce que ce dernier insiste sur la foi qui, quand elle est réelle, se manifeste par de bonnes œuvres. Je le cite :

Il en est ainsi de la foi : si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte. Mais quelqu'un dira : L'un a la foi, l'autre les actes. Eh bien ! Montre-moi ta foi sans les actes, et je te montrerai ma foi par mes actes (Jacques 2.17-18).

La foi agissante pour laquelle Paul complimente les Thessaloniciens est la même que celle dont Jacques parle dans son épître. Aux Éphésiens, Paul explique comment l'homme peut arriver à être déclaré juste devant Dieu ce qui n'est pas son sujet ici.

La foi qui agit, ce qu'elle accomplit devant les hommes, est quelque chose de concret qui se voit et peut être évalué. Dans les Écritures, marcher par la foi est la réponse de l'homme qui se soumet à Dieu et à sa Parole. Ailleurs, Paul écrit :

Car nous (les croyants) vivons guidés par la foi, non par la vue (2 Corinthiens 5.7).

Jésus a exprimé le même principe en répondant à une question. Je lis le passage :

Et que devons-nous faire pour accomplir les œuvres que Dieu attend de nous ? lui demandèrent-ils encore. — L'œuvre de Dieu, leur répondit Jésus, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé (Jean 6.28-29).

Jésus n'a pas dit qu'on vient à Dieu en accomplissant des bonnes œuvres, mais en plaçant sa confiance en lui. Une foi vraie se révélera et se manifestera dans la vie de celui qui croit. La foi des disciples de Jésus était hésitante, mais de temps en temps ils manifestaient leur confiance en lui, par exemple lors de l'incident qui a conduit à la pêche miraculeuse et que nous rapporte l'Évangile selon Luc. Je lis le passage :

Quand il (Jésus) eut fini de parler, il dit à Simon : — Avance vers le large, en eau profonde, puis, toi et tes compagnons, vous jetterez vos filets pour pêcher. — Maître, lui répondit Simon, nous avons travaillé toute la nuit et nous n'avons rien pris, mais, puisque tu me le demandes, je jetterai les filets (Luc 5.4-5).

Ici, Simon Pierre a vraiment fait preuve d'une foi agissante, car l'œuvre de la foi consiste à obéir à la Parole de Dieu et l'œuvre de Dieu c'est croire en Jésus-Christ, ce qu'il a lui-même dit (Jean 6.29). Celui dont le mode de vie est conforme aux enseignements de la Parole de Dieu montre que sa foi est réelle et pas du toc, pour l'apparat seulement.

La vraie foi et la fausse furent manifestées dans les comportements d'Abel et de Caïn. Quel était le problème de ce dernier ? Comme Abel, il était pécheur de nature mais aussi par choix et en actions. Je lis le passage :

Par la foi, Abel a offert à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn. Grâce à elle, il a été déclaré juste par Dieu qui a témoigné lui-même qu'il approuvait ses dons (Hébreux 11.4).

Qu'a fait Abel pour être juste ? Était-il obéissant à ses parents et gentil avec ses frères et sœurs ? Sans doute, mais ce n'est pas ça qui l'a rendu juste. Ce qui a fait la différence entre lui et Caïn est qu’Abel s'est soumis et a obéi à la Parole de Dieu parce qu'il avait confiance en lui et c'est cette foi qui lui a donné le statut de juste devant Dieu. Il a manifesté sa foi de manière concrète en apportant l'agneau requis pour le sacrifice.

La foi est le point de contact entre le croyant et Dieu. Lorsque les Thessaloniciens se sont détournés des idoles pour se tourner vers le Seigneur, ils se sont convertis. Mais cet acte de foi était tellement radical qu'on devrait plutôt l'appeler une reconversion. En effet, lorsque quelqu'un change totalement de carrière, quand un boulanger devient électricien par exemple, on dit qu'il s'est reconverti. Pareillement, ces païens ont fait une volte-face complète ; ils ont abandonné leurs anciennes croyances pour une nouvelle profession de foi ; au lieu d'adorer les idoles, ils se sont mis à servir le Dieu vivant et vrai.

Paul n'est pas allé à Thessalonique battre la campagne à la recherche de païens pour leur dire que l'idolâtrie était une pratique terrible parce qu’à cette époque, tout le monde pensait que c'était une bonne chose. L'apôtre s'est contenté d'annoncer la personne et l'œuvre du Christ, et quand ces anciens idolâtres l'ont entendu, ils ont été touchés par le Saint-Esprit, leur cœur s'est ouvert à Dieu et ils ont cru en Jésus-Christ. À partir de cet instant, ils ont délaissé les idoles parce qu'elles avaient perdu tout intérêt pour eux.

On m'a dit plusieurs fois : C'est grâce à toi si j'ai rencontré Jésus-Christ . Oui et non ! C'est vrai selon une vision très terrestre des choses ; je me suis trouvé sur la route de certaines personnes au moment opportun, je leur ai présenté la Bonne Nouvelle et elles ont cru ; mais dans la perspective de Dieu, je n'y étais absolument pour rien, car dans sa souveraineté, il avait déjà décidé depuis le début de l'éternité et avant la fondation du monde que ces personnes feraient partie des élus.

L'apôtre Paul était reconnaissant à Dieu, car il se rappelait sans cesse la foi agissante des Thessaloniciens, mais aussi leur amour en action , littéralement : le travail de leur amour . Le travail et l'amour sont deux mots qui ne semblent pas aller ensemble ; pourtant, l'amour travaille, il agit et accomplit des œuvres. Lorsque Dieu manifeste sa grâce, c'est son amour qui œuvre.

Une petite fille sortait de l'école maternelle en portant un gros bébé. La maîtresse lui demanda : N'est-il pas trop lourd pour toi  ? Oh non, répondit-elle, c'est mon petit frère . L'affection que cette petite fille portait à son frère faisait toute la différence ; un travail n'en est plus un quand il est motivé par l'amour. C'est ce que Jésus a voulu communiquer à ses disciples lorsqu'il leur a dit :

Si vous m'aimez, vous suivrez mes enseignements (Jean 14.15).

Celui qui n'aime pas le Seigneur trouvera ses commandements ennuyeux, fastidieux et fatigants. Dans ces conditions, ce n’est pas la peine d'essayer de les garder. Par contre, à ceux qui acceptaient de venir à lui, Jésus a dit :

Prenez mon joug sur vous… et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur. Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère (Matthieu 11.29-30).

Beaucoup de gens vont travailler non par choix mais par obligation, et s'ils ont les traits tirés et l'air stressé c'est parce que leur occupation ne leur procure guère de satisfaction. J'ai personnellement vécu ça, mais il y a bien longtemps. Il vaut mille fois mieux trouver un boulot même humble auquel on prend plaisir plutôt qu'un travail bien rémunéré et qu'on déteste. Un proverbe dit :

Tous les jours du malheureux sont mauvais, mais le cœur content est un festin perpétuel (Proverbes 15.15 ; SER).

Celui qui s'engage à contrecœur dans n'importe quelle œuvre fait une erreur et il a meilleur compte de démissionner tout de suite, surtout s'il s'agit d'une tâche pour le Seigneur, car Jésus désire que tout ce qu'on fait soit par amour pour lui. Être fatigué de son travail est un mal, par contre être fatigué par ce qu'on a fait après une journée de dur labeur, c'est bien.

Moi, par exemple, quand j'ai passé plusieurs heures assis devant l'écran de l'ordinateur, mes idées commencent à se brouiller et j'ai l'impression que dans ma tête, les synapses se font des nœuds ; le soir, j'en ai vraiment ma claque, mais je ne suis jamais fatigué de ce travail que j'accomplis au contraire avec joie. En effet, j'aime sonder les Écritures verset par verset et essayer de tout comprendre en me plaçant du point de vue de l'auteur. Je trouve que Dieu m'a accordé un privilège immense en me permettant de dépenser toute mon énergie à accomplir cette œuvre. Mon travail, je le fais par amour pour lui et pour sa Parole.

L'apôtre Paul a une troisième raison d'être reconnaissant pour les Thessaloniciens : leur ferme espérance . Après s'être détournés des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, ils attendaient que revienne du ciel son Fils. Comme je l'ai déjà dit, tout homme a besoin d'espérance pour continuer à vivre. Il y a déjà longtemps, Marie La Forêt a remporté un beau succès avec le tube Mon amie la rose. Dans cette chanson, elle dit :

« Crois celui qui peut croire, moi j'ai besoin d'espoir sinon je ne suis rien ou bien si peu de chose ».

Depuis la nuit des temps, les hommes ont exprimé ce besoin fondamental d'espoir. Martin Luther (1483-1546) a dit :

Tout ce qui se fait dans le monde est fait avec espérance.

Presque deux mille ans avant lui, Sophocle (496-406 av. J-C), auteur de tragédies grecques, a écrit :

C'est l'espérance qui soutient la majorité de l'humanité.

Les citations sur l'espoir et l'espérance ne manquent pas. On a par exemple les proverbes : l'espoir fait vivre (Panckoucke ; 1749), et l'espérance est le pain des malheureux . Et encore : L'espérance est un emprunt fait au bonheur (Joseph Joubert, Pensées ), et l'espérance du lendemain, ce sont mes fêtes (Rutebeuf, 13e siècle). L'historien et philosophe écossais Thomas Carlyle a dit :

L'homme est à proprement parler fondé sur l'espérance ; il n'a pas d'autre possession que l'espérance, son monde est catégoriquement un lieu d'espérance.

Les croyants de tous les temps et tous les auteurs sacrés ont mis leur espérance en Dieu. À un moment donné pourtant, quand Job était au plus bas, il a envié le sort d'un arbre disant :

Car un arbre, du moins, conserve une espérance : même s'il est coupé, il peut renaître encore, il ne cesse d'avoir de nouveaux rejetons (Job 14.7).

Dieu reconnaît ce besoin d'espérance chez l'homme, car il a dit à Israël :

Les projets que j'ai conçus en votre faveur… sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d'espérance (Jérémie 29.11).

Beaucoup se moquent des croyants, mais ils ont le privilège de servir le Dieu vivant et vrai et d'attendre que revienne du ciel son Fils que Dieu a ressuscité des morts… (1 Thessaloniciens 1.9). Aujourd'hui, des multitudes placent leur confiance en l'homme parce qu'ils le croient capable de résoudre les problèmes de ce monde et d'amener la paix et la prospérité ici-bas. Mais c'est courir après le vent ; mieux vaut essayer d'attraper des bulles de savon. Le Créateur a chassé Adam du jardin d'Éden à cause de sa désobéissance, et depuis ce jour, l'homme essaie désespérément de transformer ce monde maudit en un paradis. Mais il ne réussira jamais. Le sceptre royal de l'univers est entre les mains percées du Christ et le jour décrété par Dieu, Il descendra du ciel et c'est Lui qui établira le royaume de paix et de prospérité sur cette terre.

L'apôtre Paul a mis ensemble la foi, l'amour et l'espérance. Ces vertus sont aussi les trois temps de la vie chrétienne : la foi agissante regarde en arrière vers la croix ; l'amour en action motive le croyant à servir Dieu dans l'ici et maintenant, et sa ferme espérance le fait vivre. Ces trois vertus chrétiennes résumaient l'histoire des Thessaloniciens qui devrait aussi être celle de tout croyant.