Chapitre 3
Introduction
Bien des gens passent leur temps à être amers et aigris par la vie pour une raison ou pour une autre. De toute façon, selon eux, rien n'est jamais exactement comme il faut. D'autres, bien moins nombreux, ne voient que le bon côté des choses. L'apôtre Paul ne regardait jamais les situations avec des lunettes roses, car il était tout à fait conscient des problèmes.
Cependant, son attitude est exemplaire parce que, à l'exception de sa lettre aux Galates, il relève toujours les points positifs des croyants auxquels il écrit. Ainsi, concernant les Thessaloniciens, il dit qu'il est reconnaissant à Dieu pour eux et leur témoignage (1 Thessaloniciens 1.2-3 ; 2.13), qu'il était encouragé par ce qu'il savait de leur foi (1 Thessaloniciens 1.9), qu'il les aimait (1 Thessaloniciens 2.8) et qu'il languissait de les revoir (1 Thessaloniciens 2.17-20).
Maintenant, il va ouvrir davantage son cœur et mentionner des sujets spécifiques les concernant et qui le troublent. Le départ forcé de Paul de Thessalonique avait intensifié l'inquiétude qu’il éprouvait à l'égard des croyants tout comme un bon berger se soucie de ses brebis.
Verset 1
Je commence à lire le chapitre 3 de la première Épître de Paul aux Thessaloniciens.
C'est pourquoi, nous n'avons plus supporté d'attendre davantage et nous avons préféré rester seuls à Athènes (1 Thessaloniciens 3.1).
Paul éprouvait une très vive affection pour les Thessaloniciens envers qui il s'était comporté comme une mère, un père et un frère ; des liens très forts l'unissaient à eux. C'est pourquoi il ne supportait plus la distance qui le séparait de ses enfants spirituels ni de ne pas savoir comment ils allaient. Cet état de choses le tourmentait au point où un peu plus loin il répète une fois encore qu'il ne pouvait supporter d'attendre davantage (1 Thessaloniciens 3.5). En d'autres mots, l'apôtre ne tenait plus en place et il fallait qu'il fasse quelque chose.
Bien qu'à Athènes, ce n'étaient pas les ennuis qui lui manquaient, Paul se souciait d'abord de la santé spirituelle de ses enfants, ceux qu'il avait amenés à Jésus-Christ. L'amour qu'il leur portait était bien plus qu'une simple émotion agréable ou le désir sentimental de passer du bon temps avec eux ; il voulait les aider autant que possible à répondre à l'appel de Dieu qu'ils avaient reçu de demeurer fidèles à la vérité de la Bonne Nouvelle et de grandir dans la foi en Jésus-Christ. Il faut dire que son ministère parmi eux avait été béni ; les Thessaloniciens montraient un grand enthousiasme pour la Parole de Dieu et le nombre de croyants augmentait de façon exponentielle.
Mais comme il fallait s'y attendre, Satan n'était pas resté inactif et il avait soulevé la foule contre l'apôtre qui avait dû s'enfuir en catastrophe ce qui avait frustré ses plans, l'empêchant de finir l'enseignement qu'il voulait donner aux Thessaloniciens. C'était d'autant plus nécessaire que ces croyants subissaient une forte pression de leur environnement ; il y avait les persécutions à la fois des Juifs et des païens, mais aussi la situation morale corrompue ambiante qui était un piège permanent pour les membres de l'Église. En effet, Jésus a dit :
L’esprit (de l'homme) est bien disposé mais la chair est faible (Matthieu 26.41 ; SER).
En d'autres mots, la bonne volonté seule ne suffit pas face à la tentation parce la nature humaine est mauvaise.
L'homme qui comme Paul a un vrai cœur de pasteur ne cherche pas les applaudissements du public ni à développer son influence, mais son souci est de prendre soin des brebis dont il a la charge. Dans une autre épître, l'apôtre écrit :
C’est très volontiers que je ferai des dépenses (afin de ne pas vous être à charge) et que je me dépenserai moi-même tout entier pour vous (2 Corinthiens 12.15).
Un amour vrai entraîne toujours des sacrifices. En toute circonstance, Paul était prêt à faire passer les besoins des autres avant les siens ; c'était un vrai pasteur.
Dans l'expression : nous avons préféré rester seuls à Athènes, rester seul signifie littéralement être abandonné suite à un décès ; c'est dire combien il en coûtait à Paul d'envoyer ses compagnons Timothée à Thessalonique et Sylvain ailleurs et de continuer sans eux. Mais apparemment, tous trois avaient pris cette décision d'un commun accord.
Verset 2 a
Je continue le texte.
Nous vous avons envoyé notre frère Timothée, qui collabore avec nous au service de Dieu dans l'annonce de la Bonne Nouvelle du Christ (1 Thessaloniciens 3.2 a ; Autre).
L'apôtre n'a que des compliments pour son jeune collaborateur Timothée. Il l'appelle son frère, ce qu'il était au sens spirituel du terme puisque tous deux avaient placé leur confiance en Jésus. Mais ayant enduré ensemble des persécutions et combattu main dans la main pour la foi en Christ et contre le royaume des ténèbres, on pourrait aussi dire que Paul et Timothée étaient frères de sang.
En second lieu, l'apôtre écrit que Timothée collaborait avec lui au service de Dieu . Littéralement, le texte dit que Timothée est ouvrier avec Dieu . Quand on y réfléchit, il est tout à fait extraordinaire qu'un homme puisse être compagnon de travail du Tout-Puissant.
Cette petite phrase nous rappelle ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire : Dieu n'a pas créé l'univers et l'homme pour ensuite faire sa valise et nous quitter parce qu'il avait d'autres occupations ailleurs. Pas du tout ! Bien qu'il n'ait besoin de rien ni de personne, il désire notre participation à son œuvre. Voilà pourquoi non seulement il est possible à l'homme d'être ouvrier avec Dieu, mais c'est sa volonté.
Cela dit, dans le contexte de cette épître, le travail que Paul, Timothée et Sylvain accomplissent avec Dieu est bien spécifique. Il ne s'agit pas d'œuvres de charité ou de bienfaisance ; ils ne faisaient pas du social, mais ils annonçaient la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ afin que les hommes qui l'entendent puissent l'accepter et ainsi obtenir la vie éternelle. L'objectif du ministère de ces hommes était de faire connaître le salut de Dieu. D'ailleurs à trois reprises dans le chapitre précédent, Paul décrit son message comme étant : l'Évangile de Dieu (1 Thessaloniciens 2.8, 9) et ici, ainsi que dans d'autres épîtres, il l'appelle aussi l'Évangile de Christ (1 Timothée 1.18 ; 6.12 ; 2 Timothée 1.6-7 ; 4.2, 5) ou la Bonne Nouvelle, puisque c'est ce que le mot Évangile veut dire.
Ceci étant bien établi, il faut aussi rappeler que toutes les grandes réformes sociales se sont appuyées sur l'enseignement des Écritures. En Grande-Bretagne, John Wesley (1703-1791), le fondateur des Églises dites méthodistes, a eu au 18e siècle une influence considérable sur la société. Il avait vraiment à cœur le bien-être physique, économique, et intellectuel des masses. Il fut un écrivain prolifique, et tous ses livres étaient vendus très bon marché afin que tous puissent les acheter. Il aidait tout le monde, que ce soient les personnes qui avaient des dettes ou celles qui essayaient de démarrer leur propre affaire ; il a créé des dispensaires médicaux et s'opposait à l'esclavage. C'est grâce à lui que les lois interdisant l'exploitation des enfants furent votées.
Les premiers centres universitaires furent établis par des croyants pour l'étude de la Parole de Dieu ; même chose pour les hôpitaux, les orphelinats et les asiles, qui furent créés comme expression de la compassion de Dieu en faveur des plus démunis, de ceux qui souffrent et qui sont abandonnés à leur triste sort.
L'Armée du salut, qu'on voit surtout à Noël, était à l'origine une mission chrétienne pour propager la Bonne Nouvelle. Elle fut créée en 1865 par (William Booth) un pasteur méthodiste afin d'aider les malheureux des bas-fonds de Londres. Cette organisation fut particulièrement active pendant les deux guerres mondiales.
Ce sont les quakers, une secte protestante dont les objectifs sont de vivre conformément aux principes moraux de la Parole de Dieu, qui furent les premiers en Europe, au milieu du 18e siècle, à s'opposer à l'esclavage. Leur argument s'appuyait sur les Écritures qui enseignent que tous les êtres humains sont égaux devant Dieu. En 1787 en Angleterre, les chrétiens évangéliques se joignirent aux quakers pour fonder la société pour l'abolition de l'esclavage. Grâce à elle, en 1797 le parlement anglais abolit le trafic d'esclaves dans l'Empire britannique et en 1838 l'esclavage lui-même est interdit. L'influence anglaise et la chute de la monarchie chez nous conduisirent en 1848 à l'abolition de l'esclavage dans tous les territoires français.
Traditionnellement, ce sont des confréries religieuses qui furent les premières à venir en aide aux détresses humaines. Aujourd'hui encore, les chrétiens sont très actifs dans la lutte contre l'alcoolisme, la prostitution et toutes les autres plaies sociales. Tout ça pour rappeler que loin d'être dans le wagon de queue, les croyants sont la locomotive des changements sociaux.
Cela dit, ceux qui ont à cœur d'aider les autres sans dimension spirituelle risquent d'être frustrés par les rechutes, car l'assistance qu'ils donnent n'est souvent qu'un pansement provisoire. Toute réforme individuelle qui n'est pas ancrée dans une foi personnelle en Jésus-Christ a peu de chance de durer ; comme un feu de paille, il est impressionnant, mais s'éteint très vite. C'est l'exemple de Paul qu'il faut suivre et annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, ce qui ne veut pas dire qu'il faille forcément commencer par là car comme chacun sait :
Ventre affamé n'a point d'oreilles.
Versets 2 b-4
Je continue le texte.
Nous l'avons chargé de vous affermir et de vous encourager dans votre foi afin que personne ne vienne à vaciller dans les détresses par lesquelles vous passez. Vous savez vous-mêmes qu'elles font partie de notre lot. Lorsque nous étions parmi vous, nous vous avions prévenus que nous aurions à souffrir de nombreuses détresses. Et c'est ce qui est arrivé, vous le savez bien (1 Thessaloniciens 3.2 b-4).
Les Thessaloniciens avaient accepté l'enseignement de Paul qui était la Parole de Dieu. Mais étant jeunes dans la foi, persécutés et en proie aux tentations, ils avaient besoin d'être affermis et encouragés. C'est dans ce but que l'apôtre leur a envoyé Timothée. Le mot pour encourager veut dire exhorter et consoler , et celui pour affermir signifie supporter, soutenir, comme le fait toute solide fondation pour un bâtiment.
Quand dans le désert, les Hébreux furent attaqués par les Amalécites, Josué est allé les combattre tandis que Moïse priait. Je lis le passage :
Lorsque Moïse élevait la main pour prier, Israël avait l'avantage dans la bataille, et lorsqu'il la laissait retomber, Amalec l'emportait. Comme les bras de Moïse se fatiguaient, Aaron et Hour prirent une pierre qu'ils placèrent sous lui pour le faire asseoir dessus, et ils lui soutinrent les bras, chacun d'un côté ; ainsi ses bras tinrent fermes jusqu'au coucher du soleil (Exode 17.11-12).
Une foi à toute épreuve doit puiser sa source dans la compréhension et l'acceptation des vérités de la Parole de Dieu. L'apôtre savait bien ce que les Thessaloniciens enduraient et les dangers qu'ils courraient et leur dit de ne pas vaciller sous le poids des détresses. À l'origine, le mot vaciller voulait dire remuer la queue. Plus tard, il prit le sens de flatter, fasciner, tromper . L'apôtre ne voulait pas que les croyants se méprennent sur la signification de leurs souffrances et croient qu'elles contredisaient leur foi.
Lors de son premier voyage missionnaire, il est écrit qu’ ils [Paul, accompagné de Barnabas] fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. — Car, leur disaient-ils, c'est au travers de beaucoup de souffrances qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu (Actes 14.21-22). Les souffrances et surtout les persécutions font partie de la vie chrétienne normale. L'apôtre Pierre écrit :
Mes chers amis, vous avez été plongés dans la fournaise de l'épreuve. N'en soyez pas surpris, comme s'il vous arrivait quelque chose d'anormal. Au contraire, réjouissez-vous, car vous participez aux souffrances du Christ, afin d'être remplis de joie quand il paraîtra dans toute sa gloire (1 Pierre 4.12-13 ; comparez Matthieu 5.11-12 ; 10.24-25 ; Jean 16.33 ; 2 Timothée 3.12 ; Jacques 1.2-4 ; 1 Pierre 5.10).
Verset 5
Je continue le texte.
Ainsi, ne pouvant supporter d'attendre davantage, j'ai envoyé Timothée pour prendre des nouvelles de votre foi. Je craignais que le Tentateur ne vous ait éprouvés au point de réduire à néant tout notre travail (1 Thessaloniciens 3.5).
Quand Paul a envoyé Timothée aux Thessaloniciens, il ne connaissait pas leur situation. Ce qu'il savait par contre est que les Églises étaient constamment menacées. Aux responsables de celle d'Éphèse, il dit :
Je le sais : quand je ne serai plus là, des loups féroces se glisseront parmi vous, et ils seront sans pitié pour le troupeau. De vos propres rangs surgiront des hommes qui emploieront un langage mensonger pour se faire des disciples (Actes 20.29-30 ; comparez 1 Timothée 4.1).
On comprend le souci de l'apôtre qui se demandait si Satan avait réussi à décourager les Thessaloniciens. Paul n'ignorait pas les desseins du diable (2 Corinthiens 2.11 ; 11.23) et savait aussi que les croyants étaient vulnérables à ses manœuvres. C'est pourquoi il cherche à le contrecarrer et à s'assurer que son travail n'a pas été en vain (comparez 1 Thessaloniciens 2.1).
Versets 6-8
Je continue.
Mais voici que Timothée vient de nous arriver de chez vous, il nous a rapporté de bonnes nouvelles de votre foi et de votre amour. Il nous a dit en particulier que vous conservez toujours un bon souvenir de nous et que vous désirez nous revoir autant que nous désirons vous revoir. Aussi, frères, au milieu de nos angoisses et de nos détresses, vous nous avez réconfortés par la réalité de votre foi. Oui, maintenant, nous nous sentons revivre, puisque vous tenez bon dans votre vie avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 3.6-8).
Tenir bon est un terme militaire qui signifie ne pas battre en retraite face à une attaque ennemie . Timothée revient de mission et rejoint l'apôtre qui se trouve alors à Corinthe. Le compte-rendu qu'il lui fait est tellement encourageant que Paul l'appelle des nouvelles évangéliques , du même mot qui a donné Évangile . Timothée informe Paul que l'amour et la foi en Dieu et en Jésus-Christ des Thessaloniciens étaient authentiques. Leur cœur avait été comme la bonne terre (Matthieu 13.23) de la parabole de Jésus dans laquelle la graine avait fructifié.
En second lieu, les Thessaloniciens portaient toujours l'apôtre dans leur cœur et avaient aussi hâte de le revoir. Au vu des persécutions et des mensonges pernicieux que répandaient les faux prophètes, le fait que ces croyants étaient restés fidèles à son enseignement remplissait l'apôtre de joie. Ce bon rapport transforme l'état d'anxiété de Paul en bonheur. Au milieu de ses propres détresses, il est soulagé, réconforté par la foi persévérante des Thessaloniciens.
Chaque fois que l'apôtre savait ses enfants spirituels fidèles malgré les difficultés, c'était comme une bouffée d'air frais qui le ravivait. Il faut savoir que l'inverse était également vrai. Quand une Église devenait infidèle à Jésus-Christ et se laissait embobiner par des faux prophètes, Paul faisait une déprime (2 Corinthiens 7.6). Une fois, il dit lui-même qu'il était tellement perturbé qu'il a quitté une ville qui était pourtant ouverte à l'annonce de la Bonne Nouvelle (2 Corinthiens 2.12-13).
Cette angoisse quasi perpétuelle qui affligeait Paul est un trait humain avec lequel je peux facilement m'identifier. Par contre, on ne le trouve pas chez Jésus-Christ, qui au contraire était toujours serein, et quand il se fâchait, c'était uniquement pour défendre la gloire de Dieu son Père.
Versets 9-10
Je continue le texte.
Comment, en réponse, pourrions-nous assez remercier notre Dieu pour vous, pour toute la joie que vous nous donnez devant lui ? C'est pourquoi, nuit et jour, nous lui demandons avec instance de nous accorder de vous revoir et de compléter ce qui manque à votre foi (1 Thessaloniciens 3.9-10).
Paul est tellement rempli de joie qu'il ne trouve pas les mots pour remercier Dieu de l'œuvre qu'il a accomplie dans l'Église de Thessalonique. Néanmoins, l'apôtre sait que la partie n'est jamais gagnée et qu'il doit donc continuer à intercéder pour ces croyants afin, d'une part, qu'ils continuent à persévérer dans leur foi, et d'autre part, que lui puisse à nouveau les rencontrer afin de continuer l'enseignement qu'il a commencé et qui a été brutalement interrompu par une persécution.
Verset 11
Je continue.
Que Dieu notre Père lui-même et notre Seigneur Jésus aplanissent notre chemin jusqu'à vous (1 Thessaloniciens 3.11).
Il était typique de l'apôtre Paul de se mettre soudainement à prier à un tournant crucial d'une lettre qu'il était en train de rédiger. Et puis la majorité des prières du Nouveau Testament sont de lui ; c'était un homme de prière. Ici, au lieu de s'adresser à Dieu à la seconde personne comme il le fait d'habitude, Paul dit Que Dieu notre Père… et notre Seigneur Jésus… Le possessif sert à inclure ses lecteurs et souligne la relation intime que l'apôtre et les Thessaloniciens avaient avec le Père et le Fils.
Ce n'est pas tout, car ce petit verset donne beaucoup d'enseignements sur la Trinité. Littéralement, l'apôtre prie disant :
Maintenant que lui-même, notre Dieu et Père et Jésus-Christ notre Seigneur, dirige notre chemin vers vous.
Curieusement, le verbe dirige est au singulier et a lui-même pour sujet. Or ce lui-même se rapporte à notre Dieu et Père et Jésus-Christ notre Seigneur . Cette prière qui s'adresse à la fois à Dieu et à Jésus unit le Père et le Fils en une seule entité qui est le sujet de la phrase, ce qui est fréquent dans les épîtres de Paul et sert à exprimer l'égalité entre ces deux personnes de la Trinité.
Ce n'est pas tout. En appelant Dieu, Père, et Jésus, Seigneur, Paul inverse l'idée habituelle selon laquelle Dieu est le Maître et Jésus la personne avec qui le croyant a une relation personnelle. Ce petit verset enseigne donc que Dieu Père et Jésus Fils sont des personnes égales et interchangeables. Le Père est le Dieu de grâce qui descend du ciel et pardonne aux croyants avec qui il établit une relation, et Jésus est le Seigneur qui est monté aux cieux pour régner en souverain et Maître absolu.