Chapitre 2
Verset 9
He 2:10
Verset 10
On n’a besoin de personne pour aller au cinéma ou regarder un film à la télé. Cependant, il faut bien admettre que c’est plus agréable d’avoir de la compagnie, ne serait-ce que pour bénéficier d’une présence, mais aussi pour parler et échanger concernant le film ou autre chose. L’homme est un être social et Dieu aussi. C’est pour cette raison entre autres qu’il a créé les anges et les êtres humains.
Je continue à lire dans le chapitre deux de l’Épître aux Hébreux.
En effet, Dieu, qui a créé tout ce qui existe et pour qui sont toutes choses, voulait conduire beaucoup de fils à participer à sa gloire. Il lui convenait pour cela d’élever à la perfection par ses souffrances le Prince qui devait leur ouvrir le chemin du salut (Hébreux 2.10).
Dans sa volonté souveraine et de toute éternité, l’Éternel a décidé de partager sa personne, qui il est avec des créatures ; tel était son objectif, mais le péché s’est mis en travers de sa route et de son plan. Dieu avait alors deux solutions, soit régler ce problème, soit abandonner son projet. Mais Dieu étant fidèle à lui-même, il a décidé d’envoyer son Fils pour expier et donc ôter le péché de l’homme sur la croix. Cette œuvre que l’Éternel a réalisée en Jésus-Christ était complètement en accord avec qui il est, avec ses attributs comme la sagesse, la sainteté, la justice, la puissance, l’amour et la grâce.
Par le sacrifice du Christ, Dieu a résolu le problème insoluble qui se posait à lui : comment sauver des hommes abjects et rebelles et comment transformer un mécréant en un juste. Sur le calvaire, Dieu a révélé sa haine du péché, sa sainteté qui ne lui permet pas de tolérer la moindre faute, et sa justice qui est inflexible et implacable.
La croix était aussi une démonstration de sa puissance, car par un seul sacrifice, Jésus a potentiellement expié toutes les fautes de tous les hommes de tous les temps bien que le bénéfice de cette mort ne soit attribué qu’à ceux qui acceptent Jésus personnellement comme leur Sauveur. La croix est une démonstration de la grâce de Dieu, car c’est là qu’il offre aux croyants le pardon de leurs fautes et toute la gloire du ciel sans rien demander en retour. Le rachat et le salut de l’homme sont l’expression de l’amour de Dieu. L’apôtre Jean écrit :
Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle (Jean 3.16).
Dieu a élevé à la perfection le Prince qui a ouvert le chemin du ciel à l’humanité. Dans ce but, il est devenu homme, a souffert et est mort pour être l’auteur de notre salut. Jésus était cent pour cent humain mais pas un homme extraordinaire qui aurait été saisi par Dieu pour accomplir une certaine mission, ce qu’il a fait avec Moïse par exemple ; non ! Jésus n’était pas non plus un génie religieux ou un martyr qui a donné sa vie pour une bonne cause ; non ! Il est le Fils éternel de Dieu qui a revêtu notre humanité ; il est donc autant Dieu qu’homme.
Jésus est le Prince de notre salut . Le mot traduit par Prince ( archêgos ) signifie littéralement pionnier ou chef . Ailleurs, Jésus est aussi appelé Prince de la vie et Prince et Sauveur (Actes 3.15 ; 5.31 ; LSG). Ce mot était utilisé pour désigner le chef de famille, le fondateur d’une ville ou d’une dynastie ou quelqu’un qui traçait le chemin à suivre. C’est un chef de cordée ou le général qui mène ses troupes ; il est toujours devant. Jésus est le pionnier de la rédemption et sa vie a été la démonstration d’une parfaite obéissance à son Père. Plus loin, l’auteur écrit :
Bien qu’étant Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert. Et c’est parce qu’il a été ainsi amené à la perfection qu’il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur d’un salut éternel (Hébreux 5.8-9).
La vie parfaite que Jésus a menée lui a permis d’accomplir dans tous ses détails la mission de racheter le monde que Dieu son Père lui avait confiée. Chaque événement de sa vie, toutes ses paroles, la façon dont il est mort avaient été soigneusement orchestrés depuis toujours dans l’éternité passée et Jésus s’est exactement conformé à tout ce qui lui était demandé, dont beaucoup de souffrances. En effet, nous n’obtenons pas la vie éternelle parce qu’il est né d’une vierge ou qu’il a vécu une vie impeccable dans tous ses aspects ; nous ne sommes pas sauvés par ses miracles ou ses prédications. En fait, c’est le contraire ; son enseignement me condamne parce que je suis incapable de mettre en pratique tous les préceptes du sermon sur la Montagne. Non, ce sont ses souffrances sur la croix qui nous ont guéris du péché et sauvés du châtiment éternel.
Mais Jésus est aussi le modèle que je dois suivre. Il a dit à ses disciples :
Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde (Jean 16.33).
L’apôtre Pierre écrit :
Si vous endurez la souffrance tout en ayant fait le bien, c’est là un privilège devant Dieu. C’est à cela que Dieu vous a appelés, car le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, pour que vous suiviez ses traces (1Pierre 2.20-21).
Jésus a bravé la mort la plus ignoble qui soit, et a triomphé d’elle (1Corinthiens 15.55) et de Satan ; il a ouvert la voie du salut à tous ceux qui placent leur foi en lui et le suivent. Il nous demande simplement de lui faire confiance et il nous conduira à bon port dans l’au-delà au travers du voile de la mort.
He 2:11
Verset 11a
Je continue le texte.
Car Jésus, qui purifie les hommes de leurs péchés, et ceux qui sont ainsi purifiés partagent la même humanité (Hébreux 2.11a).
Le mot traduit par le verbe purifier a pour racine sainteté . Jésus est celui qui rend saints ceux qui croient en lui et c’est grâce à cette foi que les croyants entrent dans sa famille, celle des enfants de Dieu.
Le concept de sainteté est très éloigné de notre expérience individuelle parce que nous sommes tous entachés de péchés de la tête aux pieds non seulement dans ce que nous faisons ou pensons, mais aussi dans ce que nous sommes par nature. Ce que je dis est assez déprimant, je le reconnais, mais il ne faut pas se leurrer, car c’est bien ce que les Écritures enseignent. Cependant, la Bonne Nouvelle est que le plus ignoble des êtres humains qui fait confiance à Jésus est déclaré saint par Dieu parce que la justice de Jésus-Christ lui est imputée et il en est revêtu en quelque sorte. Plus loin l’auteur écrit :
C’est en raison de (la) cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice que Jésus-Christ a offert de son propre corps une fois pour toutes (Hébreux 10.10).
Et l’apôtre Paul écrit :
Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu (2Corinthiens 5.21).
Dans l’absolu, personne n’est saint ; c’est une position devant Dieu, un statut légal et non pas une réalité concrète. Parce qu’ils sont saints, les croyants ne seront plus jamais dans leur ancienne condition de pécheur condamné par Dieu. En effet, plus loin l’auteur dit :
Par une offrande unique (c’est-à-dire son sacrifice sur la croix), il (Jésus) a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché (Hébreux 10.14).
Cela dit, l’objectif fondamental de tout croyant devrait être de devenir dans la pratique ce qu’il est dans sa position devant Dieu et donc de se comporter comme Jésus.
He 2:11
Versets 11b-12
Je continue le texte.
C’est pourquoi il (Jésus) n’a pas honte de les appeler ses frères lorsqu’il dit à Dieu : Je proclamerai à mes frères quel Dieu tu es, je te louerai dans la grande assemblée (Hébreux 2.11b-12).
La grande assemblée ou congrégation désignait le rassemblement des Juifs qui venaient dans le temple pour prier, louer et célébrer l’Éternel. Ces paroles que Jésus adresse à Dieu sont tirées de Psaumes 22.23, le même que celui qu’il a cité quand il était sur la croix (Psaumes 22.2). Ici, Jésus exprime la confiance en Dieu du juste quand il est dans l’épreuve et résume bien tout son ministère terrestre. En effet, il a fait connaître son Père aux hommes et les a invités à lui rendre grâces et à l’adorer.
Les croyants, c’est-à-dire tous ceux qui ont placé leur confiance en Jésus, sont aussi purs et saints devant Dieu que le Christ lui-même, et c’est pour cette raison qu’ils deviennent enfants de Dieu, frères de Jésus et cohéritiers avec lui (comparez Romains 8.17).
Il est intéressant de remarquer que Jésus n’a jamais appelé les apôtres ses frères. Tous ceux qui le suivaient étaient des disciples. Mais après sa résurrection et donc une fois les péchés expiés, Jésus a dit à Marie de Magdala :
Va (plutôt) trouver mes frères et dis-leur de ma part : Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu (Jean 20.17).
C’était la première fois qu’il appelait ses disciples, ses frères.
Le concept humaniste toujours à la mode de la paternité universelle de Dieu et de la fraternité universelle des hommes est une hérésie. Il existe deux classes d’êtres humains : les enfants de Dieu et les autres.
He 2:13
Verset 13
Je continue le texte.
Il (Jésus) dit aussi : Pour moi, je mettrai toute ma confiance en Dieu, et encore : Me voici avec les enfants que Dieu m’a donnés (Hébreux 2.13).
Ces citations sont tirées d’Ésaïe 8.17-18. Quand Jésus était un homme, il a appris à obéir et à se confier en Dieu son Père. Mais comment ce processus s’est réalisé en lui alors qu’il était en même temps la seconde personne de la Trinité m’échappe un peu et même beaucoup. En tout cas, il fallait qu’il en soit ainsi afin qu’ayant mené une vie parfaite, Jésus devienne notre Sauveur parfait. À l’image de Jésus, les croyants, parce qu’ils ont été déclarés justes, doivent aussi marcher par la foi.
He 2:14
Verset 14
Je continue le texte.
Ainsi donc, puisque ces enfants sont unis par la chair et le sang, lui aussi, de la même façon, a partagé leur condition. Il l’a fait pour réduire à l’impuissance, par la mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable (Hébreux 2.14).
L’auteur établit un contraste entre les verbes unis et partagé . Le premier signifie avoir en commun avec et le second prendre quelque chose qui est différent de soi . Tous les êtres humains sont semblables parce que construits selon le même modèle : un squelette recouvert de chair dans laquelle circule du sang. Jésus qui est le Dieu éternel est un esprit ; il n’a donc rien en commun avec vous et moi. Cependant, il a volontairement revêtu notre humanité afin de pouvoir mourir à notre place. Ce sacrifice a eu beaucoup d’écho, mais ici l’accent est placé sur la signification de la mort du Christ vis-à-vis de Satan. Il faut savoir que le diable utilise comme arme et pour son compte personnel le principe divin selon lequel le salaire du péché c’est la mort (Romains 6.23 ; LSG). En effet, tous les êtres humains sans exception sont sous la condamnation de Dieu et seule la foi en Jésus nous en libère. Sachant cela, Satan qui respire la haine contre la race humaine fait tout ce qu’il peut afin d’empêcher les hommes d’accepter le Christ comme leur Sauveur et de recevoir la vie éternelle ; dans ce sens, la mort qui est la conséquence de notre péché est un pouvoir entre les mains du diable. En effet, quand un être humain meurt sans avoir mis sa confiance en Jésus, il ne peut plus échapper à la condamnation de Dieu, car dès qu’on entre dans l’au-delà, tout est figé pour l’éternité ; il n’y a pas de seconde chance et plus d’opportunité de changer et de recevoir la vie éternelle. Mais quand Jésus, revêtu de chair et de sang, a expiré sur la croix, il a payé la conséquence du péché qui est la mort, ce qui fait que ceux qui lui font confiance en sont délivrés. De plus, sa résurrection est la preuve irréfutable qu’il a triomphé de la mort et l’a rendue caduque. Il est évident, mais je le rappelle en passant, que Jésus n’a pas accompli tout cela pour lui-même mais pour le compte de la nouvelle humanité composée de tous les croyants de tous les temps qu’il a arrachés aux griffes du diable.
He 2:15
Verset 15
Jésus a ainsi réduit Satan à l’impuissance afin aussi
de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans l’esclavage (Hébreux 2.15).
La mort et tout ce qui y conduit inspirent de la terreur à la plupart des gens et c’est compréhensible ; d’ailleurs, l’apôtre Paul appelle la mort, le dernier ennemi (1Corinthiens 15.26). Mais à partir du moment où quelqu’un accepte Jésus comme Sauveur, il est libéré de la conséquence ultime du péché qui est la mort éternelle. Paul écrit même que pour un croyant, la mort (physique) est un gain (Philippiens 1.21) et aussi que quitter ce corps signifie entrer dans la présence du Seigneur (2Corinthiens 5.8). Cependant, aussi encourageantes que puissent être ces paroles, le grand passage de la vie terrestre à la vie éternelle n’est jamais une partie de plaisir et il est donc normal d’appréhender ce moment qui demeure pour nous entouré de mystères.
He 2:16
Verset 16
Je continue.
Car ce n’est évidemment pas pour porter secours à des anges qu’il est venu ; non, c’est à la descendance d’Abraham qu’il vient en aide (Hébreux 2.16).
Jésus s’est intéressé aux hommes plutôt qu’aux anges. Dans l’histoire d’Israël, Jésus est apparu à plusieurs reprises sous une forme humaine et avait pour nom l’Ange de l’Éternel. Mais quand il est venu ici-bas, il ressemblait en tout point à un homme, et de plus il est né juif et de race royale puisque ses parents descendaient tous deux du roi David.
Que le rédempteur serait un homme avait déjà été prophétisé dès la désobéissance de nos premiers parents (Genèse 3.15) quand l’Éternel a dit qu’un Sauveur naîtrait d’une femme. Plus tard, Dieu a précisé qu’il serait de la lignée d’Abraham, de la tribu de Juda, issu de David et qu’il naîtrait d’une vierge à Bethléem. L’Ancien Testament donnait suffisamment d’informations pour qu’au moment de sa naissance, chacun puisse reconnaître en lui le Messie. Si l’Éternel a choisi Abraham, et pour Jésus de naître juif, ce n’est pas parce que ce peuple était supérieur aux autres, mais parce que Dieu en a décidé ainsi de sa volonté souveraine. Moïse a dit aux Israélites :
Si l’Éternel s’est attaché à vous et vous a choisis, ce n’est nullement parce que vous êtes plus nombreux que les autres peuples. En fait, vous êtes le moindre de tous. Mais c’est parce que l’Éternel vous aime et parce qu’il veut accomplir ce qu’il a promis par serment à vos ancêtres, c’est pour cela qu’il vous a arrachés avec puissance au pouvoir du pharaon, roi d’Égypte, et qu’il vous a libérés de l’esclavage. Reconnais donc que l’Éternel ton Dieu est le seul vrai Dieu, un Dieu fidèle à son alliance en témoignant de l’amour pour mille générations envers ceux qui l’aiment et qui obéissent à ses commandements (Deutéronome 7.7-9).
Jésus est d’abord venu pour les Juifs, ses frères de sang, mais comme ils l’ont rejeté, alors il a offert le salut au monde entier. Pour cette raison, les croyants ensemble sont les héritiers spirituels des bénédictions d’abord promises au père Abraham. L’apôtre Paul écrit que dans l’Église :
Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus. Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse (Galates 3.28-29 ; SER).
He 2:17
Verset 17
Je continue le texte.
Voilà pourquoi il (Jésus) devait être rendu, à tous égards, semblable à ses frères afin de devenir un grand-prêtre plein de bonté et digne de confiance dans le domaine des relations de l’homme avec Dieu, en vue d’expier les péchés de son peuple (Hébreux 2.17).
Jésus est devenu un simple homme et il a beaucoup souffert pendant sa vie avant de subir une mort horrible. L’apôtre Paul écrit :
Il s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.7-8).
Jésus a été rendu semblable à ses frères par son incarnation et par ses souffrances. Il a connu la faim, la soif, la fatigue et l’épuisement, la pauvreté, la tentation par le diable en personne ; il a été indigné, attristé, offensé, troublé, accablé, en colère. Il était affligé pour ceux qui souffraient ; il a eu le cœur brisé par le chagrin et il a pleuré, et finalement, il a souffert injustement le sort d’un rebelle ou d’un criminel de droit commun. Il aurait pu choisir de naître dans un palais, mais c’est dans une étable qu’il a vu le jour afin de s’identifier avec ceux qui sont tout en bas de l’échelle sociale. Une fois pendant son ministère, il a dit :
Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un endroit à lui où prendre du repos (Luc 9.58).
Pour Marie la mère de Jésus, la vie n’a pas non plus été une sinécure. Pour commencer elle se retrouve enceinte et son mari légal n’est pas le père de l’enfant ce qui à cette époque et contrairement aux mœurs légères de notre temps, était une tache énorme indélébile sur une jeune fille. Non seulement la populace a dû jaser, mais Joseph avait décidé de se séparer d’elle jusqu’à ce que l’intervention d’un ange le fasse changer d’avis (Matthieu 1.20). Plus tard, à cause d’un décret de l’empereur, Marie a été obligée d’effectuer un très long voyage, montée sur un âne afin de se rendre à Bethléhem (Luc 2.4) alors qu’elle était en fin de grossesse, mais Auguste, le César de service, se moquait bien des conséquences néfastes que sa décision pouvait bien avoir sur ses sujets.
La souffrance des innocents est une tragédie qui se joue tous les jours partout dans le monde, dans votre quartier et dans le mien et peut-être même que vous êtes une victime du mal.
L’auteur mentionne ici le sacerdoce du Christ, son rôle de grand-prêtre, un thème sur lequel il reviendra très longuement plus loin dans l’épître. Mais ici c’est sur sa fonction de consolateur qu’il s’attarde. En prenant un corps comme le nôtre et en acceptant notre condition, Jésus a expérimenté ce que signifiait être humain. Il connaît chacun de nous et les difficultés de la vie auxquelles nous devons faire face et il peut compatir à nos faiblesses, non seulement parce qu’il est Dieu, mais aussi parce qu’il a été un simple homme. Jésus sait venir en aide à tous ceux qui l’invoquent. Les exigences morales et spirituelles qu’il imposait à ceux qui voulaient le suivre étaient sévères, mais il était également plein de compassion, prêt à accepter et à donner la vie éternelle à n’importe quelle personne qui venait à lui. Il a dit :
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger (Matthieu 11.28-30).
À un moment ou à un autre de la vie, tous les êtres humains ont besoin de réconfort et personne n’a jamais dit des paroles aussi apaisantes que celles qu’a prononcées Jésus.