Chapitre 3
Versets 7-8
He 3:7
Versets 7-11
Quand je fais une course de montagne, je fais très attention où je mets les pieds, surtout à cause d’une pierre qui peut rouler et moi avec elle. Et si au détour d’un sentier je vois un panneau qui dit : Attention précipice, je redouble de prudence, car j’ai dépassé l’âge ou je faisais le fanfaron. La plupart des gens sont comme moi, ils n’essaient pas de jouer au plus malin quand ils aperçoivent un danger. Eh bien, dans le domaine spirituel c’est pareil. Il existe un abîme sans fond vers lequel se dirige l’immense majorité des gens, mais ils ne le savent pas parce qu’ils ne le perçoivent pas, car leur cœur est devenu aussi dur que de l’acier trempé. Jésus a dit :
Large est la porte et facile la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent (Matthieu 7.13).
Je continue à lire dans le chapitre trois de l’Épître aux Hébreux.
C’est pourquoi, prenez à cœur ce que dit l’Esprit Saint : Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas, comme l’ont fait vos ancêtres lorsqu’ils se sont révoltés et qu’ils ont, dans le désert, voulu me forcer la main. Oui, ce jour-là, vos ancêtres m’ont défié voulant me forcer la main bien qu’ils m’aient vu à l’action pendant quarante ans. C’est pourquoi j’ai été plein de colère contre cette génération-là. Et j’ai dit : Leur cœur s’égare sans cesse. Oui, ils n’ont fait aucun cas des chemins que je leur prescrivais. C’est pourquoi, dans ma colère, j’ai fait ce serment : ils n’entreront pas dans mon repos ! (Hébreux 3.7-11).
Comme je l’ai déjà dit, ce passage est une citation tirée du Psaume 95. On ignore qui l’a écrit, par contre l’auteur de l’Épître aux Hébreux affirme sans ambages qu’il est inspiré par le Saint-Esprit. En d’autres mots, c’est Dieu qui a composé ce psaume. Cela veut dire que le psalmiste n’exprimait pas son opinion personnelle, et même son choix des mots lui venait d’En-Haut. Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Pierre écrit :
Ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu (2Pierre 1.21).
Ceux qui n’acceptent pas que les Écritures aient été inspirées par Dieu tombent forcément dans une forme d’hérésie ou dans une autre parce qu’ils deviennent crédules et alors, soit, ils acceptent l’autorité d’une ponte quelconque soit, ils se prennent eux-mêmes pour la source de la vérité.
L’avertissement, que donne ce psaume : ne vous endurcissez pas, est repris trois fois dans ce chapitre (Hébreux 3.8, 13, 15) et une fois dans le suivant (Hébreux 4.7), c’est dire combien cette exhortation est primordiale.
Le mot aujourd’hui signifie le moment présent, maintenant. Dès que quelqu’un comprend qui est Jésus-Christ et l’œuvre de rédemption qu’il a réalisée, il est impératif de ne pas reporter une décision à plus tard. En effet, celui qui néglige ainsi de l’accepter comme son Sauveur s’engourdit et devient amorphe vis-à-vis des réalités spirituelles. Une telle attitude est insensée, car elle peut avoir des conséquences éternelles parce que rien ne garantit que le Saint-Esprit viendra à nouveau frapper à votre porte pour vous offrir une nouvelle occasion de placer votre foi en Jésus. L’apôtre Paul écrit :
Nous vous invitons à ne pas laisser sans effet la grâce que vous avez reçue de Dieu puis il ajoute : En effet, Dieu déclare dans l’Écriture : Au moment favorable, j’ai répondu à ton appel, et au jour du salut, je suis venu à ton secours. Or, c’est maintenant, le moment tout à fait favorable ; c’est aujourd’hui, le jour du salut (2Corinthiens 6.1-2 ; comparez Ésaïe 49.8a).
Nul ne peut savoir combien de temps il lui reste à vivre et s’il verra un lendemain. Pour cette raison, si Dieu incline votre cœur à placer votre confiance en Jésus, faites-le sans plus attendre. Obéir ou refuser est un acte de volonté, mais chaque fois que quelqu’un rejette l’offre de Dieu, il s’endurcit toujours davantage jusqu’au jour où sa conscience et son âme sont cautérisées, insensibles à Dieu, indifférentes à sa Parole et à son sort éternel.
Pour les incrédules, les preuves de l’existence de Dieu et de la véracité des Écritures ne sont jamais suffisantes, mais c’est un faux prétexte et une excuse, une façon de se désister et de reporter toute décision aux calendes grecques.
Les ancêtres du peuple d’Israël qui étaient sortis d’Égypte voulaient sans cesse que l’Éternel prouve qu’il était digne de leur confiance. Par l’intermédiaire de Moïse, il avait envoyé dix plaies prodigieuses et terrifiantes contre l’Égypte, puis il a écarté les eaux de la mer Rouge afin que les Hébreux puissent la traverser et a détruit l’armée égyptienne qui était à leurs trousses. Et le texte dit :
L’Éternel marchait à leur tête, le jour dans une colonne de nuée pour leur montrer le chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils puissent marcher de jour et de nuit (Exode 13.21).
L’Éternel a pourvu à tous leurs besoins en eau et avec la manne qui pleuvait du ciel tous les matins sauf le Sabbat. Mais malgré tous ces miracles à répétition, les Hébreux restaient de marbre à l’égard de la bonté de Dieu envers eux parce qu’ils étaient incrédules de cœur. L’auteur de l’épître dit donc à ses lecteurs : Faites attention. Ne soyez pas comme eux, n’endurcissez pas vos cœurs comme vos ancêtres .
Le comportement du peuple d’Israël qui est sorti d’Égypte était tellement méprisable que Dieu dit qu’il était plein de colère (ou irrité) contre cette génération. Et il ajoute :
Leur cœur s’égare sans cesse. Oui, ils n’ont fait aucun cas des chemins que je leur prescrivais. C’est pourquoi, dans ma colère, j’ai fait ce serment : ils n’entreront pas dans mon repos ! (Hébreux 3.10-11).
Le mot pour plein de colère ou irrité indique un mécontentement très prononcé. En réalité, Dieu était furieux, outré et exaspéré. L’idée exprimée par l’ancienne version grecque est que Dieu les eut en horreur . Il les a rejetés parce qu’ils avaient un mauvais cœur et se moquaient bien de ce qu’il leur demandait. Éventuellement et suite à des révoltes répétées, Dieu a prononcé un jugement sur eux et a dit : ils n’entreront pas dans mon repos ! Ce repos c’était l’entrée en Terre promise qui est aussi un symbole du salut éternel en Jésus-Christ. Chaque être humain est appelé à saisir l’aujourd’hui de Dieu quand il se présente à lui, car demain il se peut que ce soit trop tard et alors il ne connaîtra jamais le repos de Dieu, ni ici-bas ni dans l’au-delà.
He 3:12
Verset 12
Je continue le texte.
Prenez donc bien garde, mes frères, que personne parmi vous n’ait le cœur mauvais et incrédule au point de se détourner du Dieu vivant (Hébreux 3.12).
Ici, commence l’application pratique de la citation du psaume.
Le mot frères ne désigne pas toujours des croyants. En effet, précédemment (Hébreux 3.1), quand l’auteur s’est spécifiquement adressé à ceux qui avaient vraiment la foi qui sauve, il les a appelés frères qui appartenez à Dieu et qu’il a appelés à avoir part aux biens célestes . Ici comme d’ailleurs dans tout le livre des Actes, frères signifie frères de sang et s’applique à ceux de race juive, à l’ensemble de ceux qui sont les descendants physiques d’Abraham, et paradoxalement, ce terme désigne surtout les Israélites qui rejettent Jésus comme leur Messie.
L’auteur exhorte donc ses lecteurs à ne pas suivre l’exemple de manque de foi de leurs ancêtres quand dans le désert ils ont dédaigné la Parole de l’Éternel que Moïse leur faisait connaître. Ici, la menace est plus spécifiquement dirigée contre ceux qui rejettent la personne et l’œuvre du Christ au profit des pratiques du judaïsme même si c’est uniquement pour échapper à des persécutions.
Le refus d’accepter Jésus est le pire des péchés parce que c’est un affront à Dieu. Les lecteurs que l’auteur menace connaissent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et ne s’y opposent pas ouvertement, et certains se disent même chrétiens. Mais comme chacun sait, il ne faut pas trop se fier aux apparences, car elles peuvent être trompeuses. Quelqu’un peut être très ouvert à Jésus et même avoir facilement la larme à l’œil quand il entend parler de l’amour que Dieu a manifesté aux hommes en sacrifiant son Fils bien-aimé sur la croix. Mais s’il ne prend pas une décision ferme à son égard, son cœur est toujours et encore mauvais et incrédule, et son châtiment sera d’autant plus sévère parce qu’il a eu connaissance du Dieu vivant en Jésus-Christ mais ne l’a pas accepté.
Plus loin, l’auteur fait des menaces encore plus graves, sinistres et terrifiantes à vous faire dresser les cheveux sur la tête, quand il affirme que ceux qui se détournent de Jésus en toute connaissance de cause ne pourront plus jamais revenir à lui (comparez Hébreux 6.4-6). Cela dit, il est bien évident que c’est Dieu qui décide si quelqu’un se trouve ou pas dans cette situation. En effet, il arrive assez souvent que des gens qui semblent pourtant comprendre en quoi consiste la Bonne Nouvelle de Jésus le rejettent et se moquent même de lui. Et puis un jour, surprise ! Ils se repentent et acceptent le Christ comme leur Sauveur.
Il m’est déjà arrivé d’expliquer avec force détails et des illustrations l’œuvre de Jésus sur la croix. La personne était totalement en accord avec tout ce que je disais et aurait pu répéter toutes mes paroles, mais je pouvais voir dans ses yeux hâves et éteints que ce que je racontais lui passait complètement au-dessus de la tête. Dans ces cas, il vaut mieux changer de sujet, car il est tout à fait inutile de brûler toutes ses cartouches en poursuivant une discussion qui est vaine ou en demandant à cette personne de s’engager pour Jésus. Si le Saint-Esprit n’œuvre pas dans le cœur d’un homme, il lui est impossible de saisir les réalités spirituelles.
Par contre, si quelqu’un comprend vraiment l’œuvre que Jésus a réalisée et les enjeux qui s’y attachent, si son cœur est touché, il doit répondre alors qu’il est sensible à la Parole de Dieu. Car avec le temps, son cœur s’endurcira et il deviendra indifférent à Dieu jusqu’au moment où il aura dépassé le point de non-retour. Après cela, il sera dans la situation que l’auteur mentionne plus loin et que j’ai citée (comparez Hébreux 6.4-6) ; il ne pourra plus venir à Jésus, car la porte sera fermée à tout jamais. Jésus a dit :
Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle (Jean 3.36).
Il faut bien comprendre que se détourner du Sauveur revient à commettre un suicide spirituel parce que c’est se donner la mort éternelle.
Prenez donc bien garde , mes frères, que personne parmi vous n’ait le cœur mauvais et incrédule au point de se détourner du Dieu vivant . Ésaü, frère de Jacob et petit-fils d’Abraham, est donné en contre-exemple dans les Écritures parce qu’il a méprisé Dieu en rejetant son droit d’aînesse. Plus loin l’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :
Veillez à ce que personne ne soit débauché ni profanateur comme Ésaü, qui pour un seul plat vendit son droit de premier-né. Vous savez que plus tard, il ne put, malgré ses supplications et ses larmes, revenir sur le choix qu’il avait fait (Hébreux 12 16-17).
Le pharaon avec qui Moïse a eu maille à partir est un autre exemple ou plutôt contre-exemple à ne pas imiter. À cinq reprises, il est écrit qu’il endurcit son cœur (Exode 7.13, 22 ; 8.11, 15, 28 ; 9.7), puis suite à la sixième plaie, le texte dit : l’Éternel fit que le pharaon s’obstine, ou l’Éternel endurcit le cœur de pharaon, de sorte que celui-ci n’écouta pas (Exode 9.12). À partir d’ici commence une nouvelle dynamique dans la façon dont Dieu va traiter le roi d’Égypte parce qu’il a dépassé le point de non-retour. Désormais, l’Éternel ne lui tend plus la perche, ce qui veut dire qu’il n’a plus la possibilité de se repentir. Avant le début des hostilités, Dieu avait annoncé à Moïse :
Tu feras devant le pharaon tous les miracles que je t’ai donné le pouvoir d’accomplir. Moi, je lui donnerai un cœur obstiné, de sorte qu’il ne permettra pas au peuple de s’en aller. Je rendrai le pharaon inflexible et je multiplierai les signes miraculeux et les prodiges en Égypte, mais il ne vous écoutera pas (Exode 4.21 ; 7.3, 4).
Le comportement suicidaire de pharaon fait penser à celui des chefs religieux juifs qui s’opposèrent au Christ qui par la puissance du Saint-Esprit, opérait beaucoup de guérisons et libérait ceux qui étaient sous l’emprise du diable. Je lis le passage :
Les pharisiens, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, déclarèrent : Si cet homme chasse les démons, c’est par le pouvoir de Béelzébul, le chef des démons (Matthieu 12.24).
Les chefs religieux étaient jaloux du Christ parce qu’ils perdaient le respect du peuple depuis qu’ils s’étaient mis en compétition avec Jésus. Comme ils ne pouvaient pas contester ses miracles, ils ont essayé de le discréditer en attribuant son pouvoir au diable, ce qui était une accusation très grave que le Christ a relevée lorsqu’il a dit :
Je vous avertis : si quelqu’un s’oppose au Saint-Esprit, il ne recevra pas le pardon, ni dans la vie présente ni dans le monde à venir (Matthieu 12.31-32).
Le blasphème des chefs religieux est la déclaration comme quoi Jésus-Christ agissait pour le compte de Satan, plutôt que par la puissance du Saint-Esprit.
Le refus conscient et persistant à rejeter Dieu est une faute qui avec le temps devient impardonnable et qui donc empêche toute repentance et rend tout retour en arrière impossible.
Que ce soit Ésaü, le pharaon, les chefs religieux juifs ou certains Hébreux que l’auteur avertit, en méprisant la bonté de Dieu, d’une certaine façon, ils ont craché au visage du Créateur du ciel et de la terre. C’est donc le jugement qui les attend. L’apôtre Paul écrit :
Si tu méprises les trésors de bonté, de patience et de générosité déployés par Dieu, sans te rendre compte que sa bonté veut t’amener à la repentance, alors, par ton entêtement, ton endurcissement, par ton cœur impénitent et ton refus de changer, tu te prépares un châtiment d’autant plus grand pour le jour où se manifesteront la colère et le juste jugement de Dieu (Romains 2.4-5).
He 3:13
Verset 13
Je continue le texte de l’Épître aux Hébreux.
Mais encouragez-vous les uns les autres, jour après jour, aussi longtemps qu’on peut dire aujourd’hui, afin qu’aucun d’entre vous ne se laisse tromper par le péché et ne s’endurcisse (Hébreux 3.13).
La racine du mot traduit par encouragez ( parakaleo ) est à l’origine d’un nom que Jésus donne au Saint-Esprit (Jean 14.16) et qui est souvent traduit par consolateur . Ce mot signifie marcher à côté de quelqu’un pour l’aider . L’auteur dit donc à ses lecteurs : que ceux d’entre vous qui sont consacrés à Dieu viennent en aide à leurs frères qui hésitent encore afin qu’ils prennent une décision ferme et définitive à l’égard de Jésus-Christ avant que leur cœur ne s’endurcisse.
Encouragez -vous les uns les autres afin qu’aucun d’entre vous ne se laisse tromper par le péché . Le mot traduit par tromper veut dire ruse, stratagème . Ici, le péché en question consiste surtout à se détourner de Jésus par incrédulité à l’exemple des ancêtres du peuple juif qui se rebellaient constamment contre l’Éternel.
Mais tous les péchés quels qu’ils soient sont trompeurs, ils nous mentent, mais on peut tellement s’habituer à eux qu’ils peuvent facilement devenir nos compagnons de route sans qu’on s’en aperçoive.
Beaucoup de gens diront qu’ils ne peuvent pas accepter les Écritures parce qu’elles contiennent des histoires qui leur posent un problème intellectuel ou encore mieux, scientifique. On peut argumenter et tourner en rond indéfiniment autour du récit de la création du monde, du déluge universel, Jonas et le poisson qui l’a englouti. On peut aussi contester des passages historiques parce qu’ils ne sont pas confirmés par des preuves archéologiques. En réalité, le vrai problème des gens qui contestent n’a rien à voir avec la science mais se situe au niveau moral de leur vie personnelle. Le bât qui les blesse est le Dieu créateur à qui ils ont des comptes à rendre, alors ils focalisent leur attention ailleurs afin de ne pas avoir à reconnaître leurs péchés et changer de style de vie. Les soi-disant problèmes intellectuels sont des excuses pour ne pas accepter la Parole de Dieu et Jésus comme Sauveur.
Le manque de foi des incrédules n’est pas une difficulté cérébrale mais un endurcissement du cœur. Dès que quelqu’un accepte de courber l’échine devant le Seigneur et d’abandonner ses fautes, ses problèmes intellectuels, scientifiques ou autres, disparaissent comme les nuages après la pluie.
Celui qui persiste dans le péché s’endurcit, mais cet endurcissement est subtil et machiavélique ; il se fait en douceur sans qu’on s’en aperçoive. C’est un peu comme quand on plonge un homard dans de l’eau froide puis on chauffe la casserole et le brave animal s’engourdit tranquillement jusqu’à ce qu’il soit cuit à point.
Tout comme le soleil fait fondre la cire et durcir l’argile, l’annonce de l’amour de Dieu et de sa grâce en Jésus-Christ adoucit le cœur, mais si je n’y réponds pas, elle aura l’effet opposé et m’endurcira.
J’ai déjà dit que pour les Hébreux du premier siècle, accepter Jésus comme Messie et Sauveur était une décision particulièrement lourde de conséquences. Ils savaient qu’ils seraient rejetés par tous ceux qui continuaient à pratiquer le judaïsme y compris leurs amis et les membres de leur famille, et bien sûr ils n’auraient plus accès au temple. Or tout le rituel qui l’entoure établit la culture juive et l’identité de chaque Israélite. Pour un Juif, placer sa foi en Jésus était comme un saut dans l’inconnu. Moi, j’hésiterais à jeter la pierre à ces Hébreux qui dansaient tantôt sur une jambe tantôt sur l’autre, mais l’auteur, parlant au nom du Saint-Esprit, ne se gêne pas le moins du monde et il est particulièrement cinglant tout au long de son épître.
Les Hébreux auxquels il s’adresse étaient encore attachés au judaïsme et au respect des préceptes de la Loi. Pourtant, comme l’apôtre Paul le dit si bien :
Le ministère de Moïse, au service de la Loi, dont les lettres ont été gravées sur des pierres, a conduit à la mort (2Corinthiens 3.7).
En effet, la loi qui comprend plusieurs centaines de commandements est un acte de condamnation inflexible envers quiconque ne lui obéit pas scrupuleusement et à chaque instant de sa vie. Hormis Jésus, personne n’a jamais pu la suivre dans toutes ses rigueurs et exigences.
Au premier siècle de notre ère, l’état spirituel de la majorité des Juifs se résume dans les paroles de Paul quand il écrit :
Ils se sont endurcis dans leurs pensées. Car jusqu’à ce jour, quand ils font la lecture de l’Ancien Testament, le même voile demeure ; il n’est pas enlevé, parce qu’il ne disparaît qu’en Christ. Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, il y a un voile sur leur cœur ; mais lorsqu’on se tourne vers le Seigneur, le voile est enlevé (2Corinthiens 3.14-16 ; SER).
Je ne suis pas juif et peut-être que vous non plus. Mais n’importe quel adepte d’une religion est dans le même état spirituel que l’Hébreu moyen du premier siècle. La seule espérance pour lui, pour vous et moi, est la grâce que Dieu nous offre en Jésus-Christ.